Hier, lors de la conférence de presse à Ankara, le Chef du Ministère des Affaires étrangères de Turquie Ahmet Davutoglu a exprimé l’espoir, que le Sénat de la France ne ferait pas de pas dangereux et n’approuverait pas de projet de loi criminalisant la négation du «génocide arménien».
Dans son allocution, le ministre turc a remarqué : « L’ambassadeur de Turquie en France Tahsin Burdjuoglu aura quelques rencontres nécessaires avant le 23 janvier (jour de l’étude du projet de loi au Senat). Nous déclarons une fois de plus, que la décision de l’Assemblée Nationale de la France relative à l’adoption du projet de la loi sur la pénalisation de négation du soi-disant « massacre des arméniens » n’est qu’une condamnation unilatérale de l’histoire et une criminalisation de l’expression libre de la parole ».
A.Davutoglu a ajouté, que la Turquie et le peuple turc n’accepteraient jamais une telle pression.« Espérons que le Parlement français ne conduira pas la situation à un niveau dangereux. Que personne ne pense et ni ne rêve, que ces lois enlèveront notre droit d’être protégé et nous inclinerons les têtes. Nous ne laisserons pas sans réponse la tentative de ternir notre pays », a dit le ministre turc aux journalistes à Ankara. Avec cela, l’assemblée de la municipalité d’Ankara a déjà approuvé la proposition de renommer la rue Paris dans la capitale de la Turquie, dans laquelle se trouve la représentation diplomatique de la France, en lui donnant le nom d’Alger. Il a été déclaré, que la rue Charles de Gaulle serait renommé en l’honneur de l’un des héros d’Algérie, qui avait participé dans le mouvement de libération nationale au milieu du siècle dernier. Outre cela, la municipalité d’Ankara a l’intention d’édifier le monument à la mémoire des victimes « du génocide des algériens » en face de l’ambassade de France en Turquie. Cependant, le Premier-Ministre turc Recep Tayyip Erdogan a répondu à l’appel du chef du gouvernement algérien Ahmed Ouyahia, qui disait, qu’Ankara doit cesser de spéculer sur le sang des Algériens ».