Affichage des articles dont le libellé est Nizami. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Nizami. Afficher tous les articles

lundi 5 septembre 2011

Appropriation de l’héritage historique et culturel de l’Azerbaïdjan

L’appropriation de l’héritage historique et culturel de l’Azerbaïdjan, dont le grand poète azerbaïdjanais Nizami Gandjevi sert d’exemple, par les gouvernements iranien et arménien. « Ces gens sans cœur ne me rompront pas, Je me pleins à ceux qui n’existent pas encore dans ce monde, on ne reconnaît pas mes racines turques dans cette Abyssinie. C’est pourquoi on ne mange pas mon délicieux mets haché» Nizami Ganjevi, poème « Sept merveilles », l’an 1197.
En mars 2006, Afchar Suleymani, ambassadeur d’Iran en Azerbaïdjan à l’époque, avait attribué à l’Iran – son pays et aux perces- son ethnie titulaire, inconditionnellement et avec persistance, le grand poète azerbaïdjanais, philosophe et penseur du XIIe siècle Nizami Gandjevi (env.1140/1-1203/09), malgré les origines turques par son père et son appartenance irréfutable à l’Azerbaïdjan. En même temps, ne se contentant pas de cela, l’ambassadeur a également refusé le droit d’appeler azerbaïdjanais au poète de Tabriz du XXe siècle Chakhriar, insistant sur son appartenance exceptionnelle à l’Iran (les noms Nizami et Chakhriar sont des pseudonymes poétiques de ces poètes). Les déclarations politiques (on ne peut les appeler autrement que politiques), faites par l’ambassadeur A. Suleymani, tout le caractère de sa rhétorique, le sens caché de ses énoncés et l’historique de ce sujet étaient appelés à montrer l’exclusivité de l’appartenance de Nizami (et de Chakhriar) à l’Iran. Avec cela, une telle logique et cohérence  sont observées dans toutes les questions en ce qui concerne l’histoire, l’héritage culturel et le patrimoine du peuple azerbaïdjanais et du pays. Pratiquement, c’est la sous-entende non-dissimulée de la dominance et l’appartenance à l’Iran de tout ce qu’il y a sur le territoire de la République d’Azerbaïdjan, en tout cas, avant 1828, (date de signature du traité de Turkmentchay). C’est aussi le refus de distinguer les azerbaïdjanais ethniques d’Iran par leur appartenance ethnique (cela ne diminue aucunement leur appartenance à un autre pays, société, culture et leur citoyenneté).
Les déclarations de l’ambassadeur étaient la suite de la « lutte» pour l’origine et nationalité du poète classique du XIIe siècle entre l’Iran et l’Azerbaïdjan, lancée par le président M. Khatémi lors de sa visite officielle dans notre pays en 2004. Il est à remarquer, que les sources et les milieux arméniens ont repris vivement ces attaques, y compris le Ministère de la Défense d’Arménie, pour lequel la « question de Nizami » représente un grand intérêt (n’est-il pas le temps pour le  Ministère de la Défense d’Azerbaïdjan de s’intéresser à la nationalité des tsars, des annalistes et des religieux « arméniens »?). Et on peut dire que c’est une nouvelle étape des discussions, car si avant, le côté iranien faisait ces déclarations à l’intérieur de son pays et, ensuite, à l’étranger, alors maintenant, il a décidé de commencer une attaque informatique et propagandiste de grande ampleur directement sur la terre natale de Nizami.